L’inox 316 est un austénitique Cr-Ni-Mo reconnu pour sa meilleure résistance aux chlorures, aux acides et aux lavages à grande eau que le 304. L’ajout de molybdène améliore la résistance à la corrosion par piqûres et en crevasses dans l’air salin, les sels de déglaçage et plusieurs milieux chimiques. Le 316 se forme et se soude bien , s’écrouit au pliage et est non-magnétique à l’état recuit (peut devenir légèrement magnétique après un fort écrouissage). Offert en fini #2B (24 gauge à 1/8″) et en fini #4 brossé (18 gauge à 1/8″) pour les surfaces visibles. Usages typiques : quincaillerie marine et côtière, équipements alimentaires et pharmaceutiques, coffrets CIP/lavage, pièces de procédés chimiques, garnitures architecturales, protecteurs, brides, équerres, cadres et plaques nécessitant une résistance durable à la corrosion.
L’inox 316 (UNS S31600) est un 18-8 avec ≈2–3 % de Mo, offrant une résistance accrue aux chlorures et à plusieurs acides. Il garde sa résistance et sa ténacité sur une large plage de températures et fournit une surface propre, facile à assainir pour les environnements hygiéniques.
Comportement à la corrosion
Chlorures : Meilleure tenue à la corrosion par piqûres/crevasses que le 304 en bord de mer, zones d’embruns, sels de déglaçage et plusieurs régimes de nettoyage. Éviter toutefois les solutions chaudes et stagnantes de chlorures ; concevoir pour drainer et sécher.
Produits chimiques : Large résistance à beaucoup d’acides organiques et aux bases. Vérifier la compatibilité pour les acides forts, les halogénures et les milieux réducteurs.
Entretien : Rinçage/nettoyage régulier pour limiter le « tea staining ». Passivation (et, au besoin, électropolissage) pour restaurer et renforcer le film protecteur après fabrication.
Rigidité/résistance : Module comparable au 304 ; résistance légèrement plus élevée après formage grâce à l’écrouissage.
Soudage : TIG/MIG et par résistance courants. Pour les grosses soudures ou si la résistance à la corrosion après soudage est critique, utiliser du 316L (faible carbone) en métal d’apport/base pour limiter la sensibilisation.
Grippage (galling) : Les filets inox-sur-inox peuvent se gripper. Employer un anti-grippant compatible, appliquer un couple contrôlé et envisager de la boulonnerie revêtue ou de matériaux dissemblables.
Isolation/contamination : Éviter toute contamination par acier carbone en manutention (pinces, tables, poussières) pour prévenir les taches de rouille.
Finis offerts : le #2B (fini laminé standard, gris perle) couvre toute la gamme du 24 gauge au 1/8″; le #4 brossé (grain satiné directionnel, le look des cuisines commerciales) est offert du 18 gauge au 1/8″ pour les surfaces visibles.
24-20 gauge (0.025″–0.038″) : panneaux légers, habillages, pare-éclaboussures et capots hygiéniques. 18-16 gauge (0.050″–0.063″) : panneaux, moulures, petites équerres, plateaux et garnitures marines. 14-12 gauge (0.078″–0.109″) : coffrets, panneaux de lavage, composants de réservoir. 1/8″ (0.125″) : équerres structurales, protecteurs robustes et pattes de fixation en milieux marins/chimiques.
Applications typiques: Quincaillerie et panneaux marins/côtiers, équipements alimentaires et pharmaceutiques (CIP/SIP), pièces de procédés chimiques, pompes/valves et colliers, accents architecturaux exposés au sel, protecteurs à haute nettoyabilité, et équerres/cadres haute fiabilité en service corrosif.
L’essentiel : Choisir le 316 quand il faut un inox avec une vraie résistance aux chlorures — du panneau léger en 24 gauge jusqu’à l’équerre structurale en 1/8″, en fini industriel #2B ou brossé #4.